Grandeur et décadence
Je suis retourné ce week-end à Narbonne, ville du sud de la France où j’ai passé une quinzaine d’années entre 5 ans et 20 ans. C’est là que j’ai connu le judo, dans un dojo et avec un professeur toujours en activité. Lorsque c’est possible j’y retourne, histoire de saluer mon premier sensei. Hélas, chaque visite est un peu plus triste, car le nombre de pratiquants ne cesse de diminuer.
Nous étions 6 la dernière fois, en me comptant dans le lot. Pour un dojo qui existe depuis au moins 33 ans (j’y étais), je trouve ça très triste. Je pense connaître la raison principale, qui doit nous servir d’exemple. C’est le fait de tomber dans la routine, de ne pas se remettre en question, qui fait qu’un pratiquant stagne, voire régresse. S’il s’agit d’un professeur, les élèves, même les plus passionnés, vont finir par se lasser d’un enseignement de bon niveau mais sans surprise. Je crois que c’est ce qui se passe dans ce dojo. S’agit-il d’une évolution inéluctable ? La lassitude finit-elle par gagner tout enseignant au bout de quelques décennies ? Comment ne pas tomber dans ce piège ? Vos réactions et avis sont les bienvenus…
24 novembre 2005 à 22:40
Je pense qu’il en va de l’enseignement comme de toute activité. Certaines personnes tombent dans la routine ou se fatiguent une fois passé l’effet de nouveauté. D’autres s’enrichissent eux-mêmes par leur enseignement, y trouvent une source d’évolution personnelle, et évitent ainsi la stagnation.
Pour moi, il ne s’agit pas d’une évolution inéluctable. C’est une question de tempérament et de croissance personnelle. Je crois d’ailleurs qu’on a au dojo un très bon exemple d’enseignant qui exerce ce métier depuis quelques décennies et qui ne paraît pas proche de s’essoufler